Propositions de répartition des postes pour cette année :

  • Total : 5366 (+ 606 par rapport à l’année dernière, selon l’augmentation du Numerus Clausus)
  • Anesthésie-Réanimation : 260 (+ 17)
  • Biologie Médicale : 82 (+14)
  • Gynécologie Médicale : 22 (+ 2)
  • Gynécologie Obstétrique : 155 (+ 5)
  • Pédiatrie : 202 (+ 6)
  • Psychiatrie : 305 (+ 5)
  • Médecine du Travail : 63 (+ 3)
  • Santé Publique : 72 (+2)
  • Spécialités Chirurgicales : 560 (+10)
  • Spécialités Mèdicaleé : 952 (+ 192)
  • Total hors MG : 2673 (+266)
  • Médecine Générale : 2693 (+ 340)

Voici le compte-rendu plus détaillé de cette réunion :

Etaient présents :

  • Francis Brunelle, Anne-marie Gallot, des représentants des Directions Générales
  • M. Filatriau et Mme Kerleogan - DES Education nationale (qui a fait les auditions avec Fagniez)
  • M. Oberliz
  • Jean-Louis Gerard - Président du CNCI et Doyen de Caen
  • Pierre-Paul Vidal - CNRS
  • M. Brodin - Paris VII
  • Max Budowski
  • Pierre Fuentes
  • Pr. Manuel Tunon de Lara - UFR Bordeaux II
  • Dr. Didier Weinstein - représentant des CME des CH non universitaires
  • Dr. Pascal Priollet - hôpital st joseph
  • Pour les internes : ISNAR-IMG : Emmanuel Gallot et Emilie Mouchet et ISNIH : Olivier Mir et Gabriel Ko
  • INSCAA (chefs de cliniques)
  • AGOF (Gynécologues Obstétriciens) : Olivier Ami

Françis Brunelle a introduit la réunion, en disant que nous étions à 3 ans des premières Epreuves Classantes Nationales, et que nous commençons donc à pouvoir nous adapter aux nouvelles données. 3 sujets vont devoir être abordés durant cette réunion :

  • La gestion de l’augmentation du pool démographique généré par l’augmentation du Numerus Clausus
  • La gestion des résidents en MG qui seront encore environ 250 à 300 à se présenter cette année.
  • La “variable d’ajustement” des invalidations des DCEM 4 au dernier moment

A-M Gallot nous fait ensuite un rapide état des lieux :

1/ Bilan des postes pourvus en 2006 : 5202 inscrits, 4901 civils présents, 4430 postes choisis sur 4760 ouverts au choix : ce qui fait 471 postes non pourvus. On a donc 10% d’invalidations (8% en 2005, 7 % en 2004)

2/ Estimation du nombre de poste à ouvrir : 5472 DCEM 4 selon l’AUFEMO, pour un NC correspondant à 5100. Le nombre d’inscrit aux ECN (remontées des UFR) n’est pas encore connu (la date limite était le 31 mars)
 > Pour les ECN 2007, il est donc proposé d’ouvrir 5366 postes au total

3/ Demandes des CREM :

  • Les remontées des régions font apparaître une demande d’augmentation nette dans deux spécialités : les Spécialités Médicales et la Médecine Générale.
  • Une augmentation plus faible du nombre de poste est demandée en Pédiatrie, Psychiatrie, Anesthésie-Réanimation, Gynécologie Obstétrique, Biologie Médicale et Médecine du Travail.
  • Une diminution du nombre de postes est demandée pour la Gynécologie Médicale et la Santé Publique.

4/ Point de vue de l’ONDPS :

  • Selon l’ONDPS, la répartition entre MG et autres spécialités doit être de 50 / 50
  • Il faut augmenter l’ouverture des postes en Spécialités Médicales (la filière la moins augmentée ces dernières années, qui contient le plus de spécialités différentes, dont des spécialités qui vont être très sollicitées dans les années à venir, comme la cancéro)
  • Il faut augmenter aussi en Anesthésie-Réanimation
  • L’augmentation des postes doit se faire aussi en Biologie Médicale, mais sans excès car le travail des biologistes de ville est en pleine évolution)
  • Concernant la Gynécologie Obstétrique, Médicale, et la Pédiatrie, il y en a besoin mais on se heurte à des problèmes de capacités de formation
  • Il ne faut pas augmenter les Spécialités Chirurgicales (problème de formation)
  • Et maintenir la Santé Publique au même niveau.

5/ Synthèse du ministère pour la répartition :

  • 50/50 entre MG et Spé
  • Augmenter l’ouverture des postes dans des filières demandées par les CREM, comme les Spécialités Médicales
  • Augmenter l’ouverture des postes selon les propositions de l’ONDPS, en Anesthésie-Réanimation notamment.
  • Pas de baisse.

6/ Propositions pour cette année :

  • Total : 5366 (+ 606)
  • Anesthésie-Réanimation : 260 (+ 17)
  • Biologie Médicale : 82 (+14)
  • Gynécologie Médicale : 22 (+ 2)
  • Gynécologie Obstétrique : 155 (+ 5)
  • Pédiatrie : 202 (+ 6)
  • Psychiatrie : 305 (+ 5)
  • Médecine du Travail : 63 (+ 3)
  • Santé Publique : 72 (+2)
  • Spécialités Chirurgicales : 560 (+10)
  • Spécialités Mèdicaleé : 952 (+ 192)
  • Total hors MG : 2673 (+266)
  • Médecine Générale : 2693 (+ 340)

Suite à ces propositions, plusieurs interventions se sont succédées :

- Sur les redoublants : beaucoup aimeraient voir interdire le redoublement. Brunelle a fait un long discours comme quoi on ne pouvait pas agir maintenant, mais que si ça devait être à l’ordre du jour l’année prochaine, il faudrait prévoir un texte réglementaire (et modifier le décret du 16 janvier 2004). C’est un point sur lequel nous resterons intransigeants : avoir deux chances pour une épreuve conditionnant tout notre exercice futur parait un minimum acceptable. Il faut rappeler également qu’à l’époque de ceux qui veulent interdire le plus fermement le redoublement, l’on pouvait passer le concours de l’internat autant de fois qu’on le souhaitait, jusqu’à obtenir la spécialité désirée...

- Sur le taux d’inadéquation : les généralistes dans leur ensemble ont demandé que l’offre totale de poste soit diminuée. Nous avons répondu qu’en considérant que les 300 résidents allaient choisir en même temps que les D4, ce qui va certainement être encore le cas cette année, l’offre de poste ne paraissait pas excessive. Leur argument principal est le maintien de la démographie médicale dans les zones défavorisées, mais ne laisser aucun choix au dernier classé ne nous parait pas acceptable. D’autant qu’en plus des résidents, il y a des internes qui vont choisir de repasser les ECN, ainsi que des étudiants étrangers dont le nombre n’est pas encore connu.

- Sur les capacités de formation : l’Isnih, l’inscaa et l’agof ont déplorés la non prise en compte des capacités de formation dans l’établissement de la répartition, ainsi que notre incapacité à jouer sur les répartitions régionale. En effet, selon eux, seules deux villes ne se plaignent pas des conditions de formation en spécialités chirurgicales ou en gynéco obstétrique : Montpellier et Nice ! Il faut donc aussi faire attention à cette donnée et ceci est valable aussi pour la Médecine Générale, où des villes du nord reçoivent autant d’internes que de gros CHU plus au sud. Pour les Spés Chirs et les GO s’ajoutent une difficulté : la nécessité de poursuivre le cursus par un post-internat (clinicat généralement, même s’il existe des postes d’assistants dans les CH généraux). L’offre de CCA est très largement insuffisante.

- Les sous-spécialités : M. Tunon de Lara fait remarquer que toutes les spécialités médicales ne sont pas sur un pied d’égalité, et pas seulement dans les régions sinistrées (exemple de la néphrologie en Aquitaine). Il faudrait donc pouvoir agir également sur les filières auxquelles donnent accès les Spécialités Médicales et Chirurgicales. Sur ce point, Brunelle rejoint la position de l’ONDPS qui pense que l’on va devoir changer le système avec une “filiarisation”, pour avoir 5 grands “pool”, puis une répartition plus fine dans les sous-spécialités après 2 ans d’internat.

- La date de parution  : nous avons beaucoup insisté pour avoir une parution de la répartition avant les ECN. Ceci nous parait extremement important pour que les erreurs de l’année passée ne se reproduisent pas. Françis Brunelle nous a répondu qu’il “nous avait entendu”... nous allons bien sûr le relancer pour avoir plus d’explication et d’assurance quant à cette date de parution.

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N’hésitez pas à me contacter pour toute remarque ou question,

Marie Mizzi

  • VP Démographie Médicale
  • 06 74 83 85 16
  • marie.mizzi@anemf.org
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