La réforme de la L1 santé va être cadrée sous peu. En effet, le 16 décembre sera présenté à l’Assemblée Nationale le projet de loi relatif à « la création d’une première année commune aux études de santé et facilitant la réorientation des étudiants » par le Député Jacques Domergue (UMP – Hérault, ici en photo).
Ce projet ambitieux qui avait pour but initial de limiter le « gâchis humain » lié à la première année de médecine, prévoyait entre autre de favoriser les conditions d’étude et de sélection des étudiants de première année de médecine, pharmacie, odontologie et sage-femme.
Des modifications profondes sont à l’ordre du jour pour mettre en place cette réforme : mise en commun de locaux, d’enseignants, refonte totale des programmes, réorientation en fin de S1...
Une réforme de cette ampleur ne peut s’imposer aux Universités sans les assurer de moyens qui seront mis à leur disposition pour l’appliquer correctement : moyens humains, logistiques et surtout financiers.
Alors que les dispositions de cette loi devraient entrer en vigueur à compter de l’année universitaire 2009- 2010, la plupart des Universités sont encore en attente de directives ministérielles, qui tardent à paraitre, pour s’engager réellement dans des réflexions et des démarches de mise en place pratique. Ainsi, aucun dossier permettant une demande de fonds n’est possible actuellement et ne le sera avant mars ou avril prochain, ce qui compromet très largement la mise à disposition de subventions pour la réforme.
Malgré l’implication commune des facultés, des Universités et des étudiants pour le succès de cette réforme, l’ANEMF tient à mettre en exergue un certain nombre de problèmes qu’engendrerait une application trop hâtive. C’est pourquoi, l’ANEMF a rédigé un document reprenant les diverses problématiques pouvant entraver ce projet et propose des solutions pour les éviter. (contribution en pièces jointes)
Cette réforme, qui prévoyait d’améliorer la qualité de la formation des étudiants de première année de santé, ne doit pas voir son objectif premier compromis par un simple manque de temps.
Il est antinomique que les étudiants fassent les frais de cette précipitation alors que cette réforme leur était destinée.
Attention donc à ne pas confondre vitesse et précipitation ! C’est pourquoi l’ANEMF préconise le report de la mise en place pour l’année universitaire 2010-2011.
L’ANEMF se tourne à présent vers les Députés et Sénateurs pour étudier attentivement ce texte et comprendre les enjeux et problèmes afin de proposer d’éventuels amendements pour permettre la mise
en place d’un projet pragmatique et pertinent.
Anne-Laure LEPORI – Présidente – 06 77 66 94 78
Célia CHIRON – Vice-Présidente en charge des études médicales – 06 74 83 81 58
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