Affectation des postes d’internes
Le diktat illégal des DRASS
En effet, au jour d’aujourd’hui, nous sommes forcés de constater que de nombreux CHU montrent un taux d’inadéquation fortement réduit et pratiquent le système des flux.
Selon le principe du taux d’inadéquation les DRASS ouvrent aux étudiants un nombre de postes supérieur au nombre d’internes, laissant ainsi à l’étudiant un panel de choix plus large et plus libre. En conséquence, cette restriction de l’inadéquation bride l’étudiant dans son choix de carrière.
Plus révoltant encore, le système de flux. Consistant à forcer les jeunes internes à choisir leur Diplômes d’études spécialisées (DES) dès le premier semestre suivant leur nomination selon les quotas fixés par les DRASS, ce système est de nature complètement illégale.
En effet, selon l’article 22 du décret n°2004-67 du 16/01/2004 relatif à l’organisation du troisième cycle des études médicales : « l’inscription definitive à un DES est prise au plus tard à la fin du quatrième semestre effectué après nomination en qualité d’interne [...] » , sachant que selon le même article, « Pour pouvoir s’inscrire au DES de leur choix correspondant à leur discipline d’affectation les internes doivent effectuer au moins un semestre de la spécialité [...] ».
Une telle situation est inacceptable et ne peut perdurer.
Les étudiants doivent pouvoir rester libres de choisir leur DES -déterminant de leur future vie professionnelle- après l’acquisition d’une réelle connaissance de la spécialité, connaissance que seuls des stages dans ce domaine peuvent leur apporter. Il semble dès lors inconcevable de demander aux étudiants d’effectuer un tel choix avant d’avoir pu effectuer un nombre de stages suffisant et suffisamment diversifiés.
Aussi, bien que restant très sensibles aux problèmes de démographie médicale et conscients des solutions pratiques que peut apporter un tel système, l’ANEMF et les étudiants en médecine qu’elle représente ne peuvent accepter la mise en place ponctuelle ou généralisée d’une telle coercition.
De ce fait nous attendons de la part du ministère, de la DHOS et la DGS une réaction rapide interdisant cette pratique parfaitement illégale, et ce qui plus est à la veille de la procédure de choix en amphithéâtre de garnison.
L’an dernier l’ANEMF avait obtenue la parution d’une circulaire rappelant le caractère illégal de tels procédés. Or on compte cette année un nombre augmenté de CHU les mettant en pratique ! Il est grand temps de mettre un point final à cette farce amère : Nul n’est censé ignorer la loi.
Contacts presse
Sylvain ICETA, président de l’ANEMF, 0677669478, president@anemf.org
Marion PORCHER, Vice- Présidente Communication de l’ANEMF, 0670111428, communication@anemf.org
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