Cdp:Valérie Pécresse baffoue la parole donnée et l’égalité des chances

Communiqué de Presse : études médicales, Valérie Pécresse baffoue la parole donnée et l’égalité des chances

En Février, François Goulard, alors Ministre délégué à l’enseignement Supérieur avait donné sa parole aux étudiants en médecine de retirer l’épreuve de Lecture Critique d’Article pour 2008. Aujourd’hui, Valérie Pécresse annonce sa volonté de revenir sur cette promesse. Comme l’avait annoncée l’Association Nationale des Etudiants en Médecine de France (ANEMF), membre de la FAGE, c’est donc un casus belli clair, franc et massif qui oppose les étudiants en médecine et la rue Descartes.

La proposition faite par la Ministre lors d’un rendez-vous Jeudi dernier à provoqué une réaction épidermique chez les étudiants en médecine mobilisés depuis plusieurs mois sur la question. En effet, même avec un poids modulé dans le concours, comment accepter que soient violés en même temps deux principes fondamentaux : le respect de la parole donnée au plus haut sommet de l’Etat et le principe même d’égalité des chances.

Certaines facultés de médecine sont d’ores et déjà en grêve ou mènent des actions de protestation. D’autres organisent des Assemblées Générales. L’ANEMF se réunira dès Jeudi pour prendre les décisions qui s’imposent. La Ministre n’a pas voulu entendre notre voix ? Les étudiants auront à coeur de le lui dire plus fort ! Est-ce jouer les enfants gâtés que de demander l’égalité des chances dans un concours qui décide du métier que l’on exercera pendant toute notre carrière !

Par ailleurs, l’ANEMF a enfin pu prendre connaissance du rapport Fagniez. Il est intéressant d’en faire une analyse critique : les biais et erreurs d’analyses y sont innombrables. L’ ANEMF s’interroge : comment celui-ci peut conclure à la nécessité d’un maintien de cette épreuve alors même qu’il en démontre les inégalités et les faiblesses ? Les arguments d’ordre juridique ne tiennent pas : il suffirait à la Ministre de saisir le parlement pour modifier une loi. Un gouvernement qui se retranche derrière la loi pour ne pas agir ne peut que s’attendre à une réaction forte de ceux qui se sentent trahis. Aujourd’hui, tout peut encore être résolu : l’ANEMF demande donc solennellement et fermement à Madame la Ministre de saisir le Parlement afin de retirer cette épreuve définitivement des ECN et prévenir les injustices qu’elle ammènera. Toute autre solution ne serait pas à même de calmer la colère des étudiants.

Contacts presse : Virginie Prade, Présidente de l’ANEMF, 06 77 66 94 78, virginie.prade@anemf.org Clément Lazarus, Vice Président en charge de la communication de l’ANEMF, 06 74 83 95 79, clément.lazarus@anemf.org