Communiqué de Presse : Conventionnement sélectif : discordance du PLFSS2008 sur la

Communiqué de Presse Conventionnement sélectif : discordance du PLFSS2008 sur la répartition des professionnels de santé

L’ANEMF, l’ISNAR-IMG, l’ANESF, l’UNECD, la FNESI, la FNEK, la FNEO, l’UNAEE, fédérations d’étudiants en Santé, membres de la FAGE, dénoncent les conséquences qu’auront les articles 32 et 33 du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2008 sur la pérennité de la couverture sociale et sur l’accès aux soins des patients.

Ces deux articles soumettent le conventionnement de l’ensemble des professionnels de Santé à des conditions dépendantes de la densité de la zone d’exercice. Il s’agit donc de mettre en place des mesures de conventionnement sélectif en fonction de la densité de professionnels de Santé.

Si ces mesures ne remettent pas en cause la liberté d’installation, elles ont pour objectif qu’un nombre croissant de professionnels ne soit pas conventionné et donc sans prise en charge des soins par la sécurité sociale pour leur patients. Ils seraient donc les premiers à en pâtir !

D’une part, les patients auront toujours autant de difficulté à accéder aux soins. Ceci a été confirmé par différentes études qui ont vérifié l’inefficacité de l’application de ces méthodes.

D’autre part, si de plus en plus de professionnels de santé, ne sont pas conventionnés, leurs soins ne seront plus remboursés. Et donc seuls les patients qui auront les moyens de souscrire à une mutuelle privée pourront bénéficier de ces prestations. Les patients les plus démunis qui continueront à consulter des professionnels conventionnés verront les délais d’attente augmenter, car le nombre de professionnels conventionnés ne sera pas suffisant pour répondre à l’ensemble des besoins.

L’ANEMF, l’ISNAR-IMG, l’ANESF, l’UNECD, la FNESI, la FNEK, la FNEO et l’UNAEE demandent à ce que les mesures incitatives qui sont actuellement méconnues des étudiants et des professionnels de Santé soient évaluées et réajustées, avec notamment la tenue d’Etats Généraux de la Santé, afin qu’elles puissent avoir un réel effet. La répartition plus équitable des professionnels de santé en France a besoin de mesures qui s’inscrivent dans la durée et avec le soutien des praticiens concernés. L’accès à la santé des français est en jeu.

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