Compte-rendu du rendez-vous avec la Conférence des Doyens

Ce rendez-vous a eu lieu le mardi 16 novembre. Pour le bureau de l’ANEMF étaient présents Guillaume Müller, président et Sandra Petiot et Anne Corby, vice-présidentes études médicales.
Voici le compte-rendu.

Le président de la conférence, Bernard Charpentier (doyen de KB), nous a expliqué que les doyens étaient à l’écoute de nos problématiques, reçoivent nos communiqués, et communiquent en transversal.
Lors de cette réunion, était aussi présent l’ISNAR-IMG.

Nous avons tenu à faire un petit bilan des ECN. L’INSAR-IMG, s’est dit satisfaite de l’organisation du choix. Un autre problème se pose aux IMG (Interne en Médecine Générale), à savoir, le choix des stages lors du DES. En effet, tel que le prévoit le décret, les IMG doivent choisir au mérite comme tous les autres DES. Cependant, les IMG et l’ISNAR-IMG demande à ce que le décret soit ré-étudié pour permettre aux étudiants et aux facultés de choisir d’une autre façon (par ordre alphabétique, par ordre aléatoire) afin que chaque étudiant ait un rang de classement moyen.
Pour les doyens, le DES est un DES classique qui doit répondre aux mêmes caractéristiquesque les autres DES ; cependant, la formation est spécifique, la maquette est complexe, et un ordre aléatoire permettrait une meilleure application de la maquette. Les doyens ont émis la possibilité de la création d’un statut dérogatoire. Ceci pourrait aussi permettre de réduire les taux d’inadéquation puisque chaque étudiant aurait un rang moyen et que la maquette serait remplie plus simplement.
En ce qui concerne les non validations, l’ANEMF a exprimé son regret quant à l’inégalité d’accès à cette mesure. Les non validations comme certains doyens les appellent non pas été très nombreuses. Il semblerait que seulement 286 étudiants ont invalidés leurs stages et 320 étudiants ne se sont pas présentés au concours. Nous avons expliqué que la non validation était un biais du texte permettant aux étudiants d’avoir une réelle seconde chance qui n’a pas permise par le décret puisque l’étudiant désirant repasser les ECN doit effectuer 6 mois de stages (Novembre à mai) et perd le bénéfice de son classement.
Lors des affectations, tous les postes d’IMG n’ont entre autre pas été affectés, ce qui montre un désintérêt ou une non connaissance de cette discipline.
Nous avons donc demandé la mise en place de stages chez le praticien afin que les étudiants puissent avoir une vision de la pratique ambulatoire et plus précisément de la médecine générale.
Le problème réside dans le financement des externes lors de ces stages ainsi que des maîtres de stages. Actuellement, les médecins généralistes intervenant sont payés sur le quota d’heures supplémentaires de la faculté. Il y a enfin une dernière difficulté qui réside dans le recrutement des maîtres de stage. Toutes ces difficultés ne sont pas insurmontables, et il pourrait être nécessaire de créer des crédits fléchés à destination de la médecine générale.
Pour attirer les étudiants vers la médecine général, un stage ne suffit pas forcément, il pourrait aussi être intéressant de mettre en place un réel enseignement théorique tout au long du cursus.
 
L’ISNAR-IMG a ensuite souhaité aborder la mise la création et la mise en place de la filière MG. Ceci parait infaisable aux yeux des doyens.
 
Ensuite, les doyens nous ont exposé leur point de vue quant au rapport de l’IGAS et l’IGAENR. En effet, le rapport propose l’abolition du statut dérogatoire de nos facultés de médecine. Les doyens se sont dit opposés à ce changement. Les UFR sont des endroits où l’on doit former des professionnels et qu’ils doivent rester à mi-distance entre les hôpitaux et les universités. Les composantes ne doivent pas se rapprocher plus des hôpitaux auquel cas, nous serions amenés à avoir un enseignement type "école" avec un compagnonnage. Elles ne doivent pas non plus se rapprocher de l’université et être absorbée dans leur giron sinon, les facultés de médecine seraient utilisées par les universités pour attirer d’autres étudiants vers la discipline en désaffection. Aux yeux des doyens, il est hors de question que les facultés perdent leur autonomie pédagogique et budgétaire. Nous avons exprimé notre position, correspondante à la leur, et ils seront prêts à utiliser la force avec nous si besoin. Sur ce point, la conférence des doyens et l’ANEMF sont en accord.
 
Enfin, nous avons souhaité aborder les récentes déclarations quant au LMD et à la réforme du concours de PCEM1. Ils ont dénoncé une certaines désinformation quant à ce qui avait pu être dit à propos d’une sélection post-bac. En effet, pour les doyens ceci paraît impossible. De plus, le concours de PCEM 1 doit être réformé, et certains éléments du rapport Debouzie peuvent être retravaillés. Quant au LMD, une réunion entre la conférence des doyens et l’ANEMF aura lieu après Grenoble pour exposer notre vision.
Le rapport des doyens devra être rendu en mars, il va sans dire que l’ANEMF sera associée à sa rédaction.
 
Nous restons à votre disposition pour toutes questions supplémentaires