Compte-rendu du rendez-vous du 25 mai 2004 avec les conseillers ministériels
Etaient présents pour l’ANEMF Amandine Brunon (Présidente), Clément Orczyk (Secrétaire général), Renaud Rogeau (VP Etudes médicales), Matthieu Boisson ( VP Partenariats) et Philippe Grosset (VP Communication).
Le premier point abordé a été celui du choix éclairé des postes à l’issue de la diffusion du classement aux épreuves classantes nationales.
Rappel : l’ANEMF revendique depuis octobre 2002 un choix éclairé de son poste en parfaite connaissance des postes pourvus et restant à pourvoir. Il nous était proposé jusqu’à ce jour une procédure en ligne par Internet ne répondant que partiellement à la promesse faite par le gouvernement en novembre 2003 suite à la grève des étudiants en médecine. L’ANEMF réclame depuis longtemps des aménagements qui n’ont pas été mis en place, et à défaut un amphithéâtre de garnison (un lieu où seraient rassemblés successivement l’ensemble des futurs internes, afin qu’ils expriment leur choix en ayant une connaissance en direct des postes restant à pourvoir), calqué sur le modèle espagnol.
Monsieur Herget a alors de nouveau exprimé ses réticences quant à la réalisation logistique d’un amphithéâtre de garnison, arguments déjà entendus de nombreuses fois et qui ont une fois de plus trouvé les mêmes solutions répétées depuis des mois : logiciel d’actualisation en temps réel des postes restants déjà programmé et fonctionnel, lieu d’accueil adapté avec personnel et technique disponibles, temps de réalisation estimé raisonnable avant la prise de fonction d’interne mais aussi et surtout laissant le temps aux étudiants de prendre les dispositions nécessaires à leur installation dans une nouvelle ville pour la plupart d’entre eux.
Les conseillers se sont montrés favorables à cette procédure, mais un arbitrage en haut lieu reste à faire, une réponse définitive nous sera donnée dans la semaine.
Deuxième point abordé, la répartition des postes entre ECN et concours de l’internat " 2003 bis ".
Il nous a été exposé qu’à propos du nombre de postes offerts au 2003 bis, il faut savoir que sur les 714 inscrits aux 2 concours Nord et Sud, seuls 613 candidats se sont effectivement présentés ; cela donne une chance d’obtention d’un poste de spécialité de 58,2%. En outre, parmi les étudiants qui se sont présentés, environ une trentaine d’entre eux occupaient déjà des fonctions d’interne, et ne sont donc pas forcément susceptibles de prendre un autre poste, augmentant ainsi artificiellement ce pourcentage.
Lorsque nous avons demandé le pourquoi du nombre de 357 et pas un autre, il nous a été répondu qu’ils s’étaient basés sur la moitié du nombre d’inscrits (714), en comptant sur les absences prévisibles, afin que le pourcentage de réussite soit relevé. Il leur était en effet très difficile de se baser sur un taux de réussite des doublants des années précédentes, qui est extrêmement variable d’une année à l’autre ; les personnes présentes ne semblaient pas connaître le chiffre exact malgré que nous le leur ayions demandé.
Concernant la comparaison entre taux de réussite théorique et pratique accordé aux redoublants, et celui accordé aux candidats de l’ECN, il nous a été répondu que la philosophie des 2 épreuves était totalement différente, un taux de réussite n’ayant pas lieu d’exister pour les ECN puisque tout le monde obtenait un poste de spécialiste. Quant à augmenter le nombre de postes alloués au concours, c’est impossible, l’arrêté étant paru (il devait l’être avant la tenue de l’épreuve, raison pour laquelle les postes ont été annoncés juste avant que les étudiants ne se mettent à composer, suite au retard pris à cause du remaniement ministériel). Sur la proposition de redistribuer les postes gelés qui sont abandonnés, cela est également impossible à mettre en oeuvre.
Du point de vue de la répartition des postes dans la géographie et dans les filières, nous n’avons pas eu de réelle explication. Sur le fait que les redoublants perdent la chance d’exercer des spécialités désirées ou de recourir au droit au remords, il nous a été répondu que la très prochaine mise en place de passerelles entre spécialités permettra aux étudiants de changer de spécialité d’exercice après l’obtention de leur DES, et que donc ils ne resteraient pas toute leur vie dans une spécialité non voulue.
Puis nous avons abordé la question de l’interclassement entre les candidats des deux épreuves au niveau local, pour le choix de stage dans le cadre d’une inscription en DES. Nous avons exprimés à nouveau nos craintes de voir des postes distribués au prorata des populations des 2 épreuves, et ainsi de voir des spécialités totalement inaccessibles aux doublants du 2003 bis, ainsi que de voir naître des parcours fléchés " internat " et " ECN ", laissant aux uns ou aux autres les stages non formateurs, délaissés, etc. Aucune réflexion n’est encore réellement en cours sur le sujet, mais les DRASS seront sensibilisées à cette problématique.
Il a ensuite été question du numerus clausus. Nous avons fait part de notre satisfaction de le voir augmenté même si cela n’était pas une réelle surprise, mais nous avons aussi et surtout fait part de nos réserves quant à l’accueil immobilier des étudiants dans des facs qui deviennent (ou qui sont déjà) trop petites, et quant à la qualité de formation des étudiants en stages et en petits groupes. La hausse du NC sera donc bien progressive, et 7000 semble être une limite supérieure acceptable, qui devrait être pérennisée (les conseillers ont en effet l’expérience d’un NC à 10000, où les étudiants trop nombreux étaient obligés d’occuper des postes absolument non formateurs, avec de gros problèmes d’enseignement).
Puis nous avons parlé du projet de filiarisation des spécialités à l’internat. Le dossier est laissé à la charge de la Conférence des Doyens, cela entrant dans le cadre de leurs responsabilités. Une réflexion commune avec les étudiants sera menée.
Enfin, nous avons fait mention du problème des triplants DCEM, qui ne sont pas pris en compte dans le décret relatif aux fonctions hospitalières des externes.
NB : la faculté de Toulouse oblige les triplants à effectuer leurs stages, en les considérant comme des doublants, mais l’hôpital refuse de les payer, considérant que le texte de loi ne les prend pas en compte !
Pour l’ANEMF,
Philippe GROSSET, VP Communication
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