Côte d’Ivoire : soyons solidaires avec nos pairs !

Lors du congrès IFMSA de mars 2004 au Vénézuela, des étudiants en médecine de Côte d’Ivoire sont venus nous exposer leur situation et nous demander notre aide.

En effet, depuis septembre 2002, une guerre civile divise leur pays en deux zones. Les rebelles occupent le Nord, avec Bouaké comme capitale et la faculté de Médecine comme quartier général.
Les étudiants en médecine de Bouaké ont donc dû quitter leur ville, errant sur les routes pour rejoindre le sud. Certains sont morts en chemin, d’autres ont disparu... Environ 250 d’entre eux ont atteint Abidjan où ils sont hébergés sur le campus dans des conditions précaires. Ils ont perdu tous leurs cours et leur matériel de futurs médecins et en appellent aujourd’hui à notre solidarité pour racheter des blouses, des stéthoscopes, et de quoi faire fonctionner une ronéo.
En effet, les organismes de solidarité travaillant là-bas doivent s’occuper des plus démunis et les étudiants en médecine ne sont pas pour eux prioritaires.
Aussi, c’est à nous de les aider en nous souvenant bien que si pour nous les notions de guerre et de réfugiés paraissent abstraites et ne sont que des images au journal télévisé, pour eux c’est le quotidien…

Un diaporama poignant a été présenté au WEF de Toulouse, envoyé à ceux d’entre vous qui me l’avaient demandé et va bientôt être remis en ligne. Je vous encourage à le diffuser dans vos facultés comme support de sensibilisation pour une collecte de fonds.
Une quinzaine de pays sont impliqués dans cette action pour tenter de réunir l’argent dont ils ont besoin (environ 60 000 €).
Toutes les partcipations sont donc bienvenues et je suis sûre que vous rivaliserez de créativité pour trouver des moyens de sensibiliser un large public !
Les dons doivent être reversés sur le compte de l’ANEMF entre le 15 mai et le 20 juin 2004 pour être ensuite reversés sur un compte IFMSA spécialement ouvert à cet effet.

Merci beaucoup aux premiers étudiants solidaires à Toulouse (200€ collectés lors de l’AG du dimanche matin) et merci à ceux qui ont décidé de participer !

Hélène BAZUS
VP Santé Publique

N.B. : le diaporama étant en Anglais, je vous ai traduit les textes des diapositives si vous voulez adapter le powerpoint :

 

AIDE HUMANITAIRE
AUX ETUDIANTS EN MEDECINE DEPLACES DE BOUAKE
COTE D‘IVOIRE

SYNESS — Syndicat National des Etudiants en Médecine et en Sciences
Section Ivoirienne de L’IFMSA

La Côte d’Ivoire en Afrique de l’Ouest
1er producteur de cacao dans le monde
3e producteur de café
Petrole, Mn, ...
Agriculture riche

Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002,
un coup d’état s’est rapidement transformé en une rebellion armée occupant le nord du pays avec Bouaké comme capitale

La guerre affecte toujours
les plus
faibles

Les droits de l’homme
... ont été violés à travers le pays depuis que la guerre civile a commencé : tueries, violence contre les enfants, et l’indicible pratique du viol paternel forcé.

Les habitants de la zone sous contrôle rebelle ont dû quitter leurs foyers

Parmi les populations déplacées, on compte un grand nombre d’étudiants en médecine de Bouaké.

Ils ont souffert de blessures physiques auxquelles certains n’ont pas survécu.
D’autres courent sûrement encore dans les forêts vierges voisines et nul ne sait où ils se trouvent...

Ces étudiants ont perdu beaucoup de matériel de travail : vêtements, instruments médicaux, blouses blanches, stéthoscopes, thermomètres, ordinateurs… et, ce qui est le plus grave, les recherches des étudiants préparant leur thèse.

Par extension, on peut s’attendre à un grand impact sur le système de Santé Publique du pays

Une grande opération de collecte de chaussures et vêtements a été menée par la SYNESS.
La plupart sont en mauvais état.
Les étudiants ont été reçus par d’autres étudiants en médecine d’Abidjan logés en cité universitaire. Ils vivent à 4 ou 6 dans des logements prévus pour 1 ou 2.

Leurs besoins :
- instruments médicaux
- de quoi faire fonctionner une ronéo
- des ordinateurs
- si possible, de l’argent
- médicaments
- ...

Malheureusement, la Côte d’Ivoire n’est pas un cas isolé.
Nous avons beaucoup de collègues à aider à travers le monde
Commençons dès maintenant !