Grippe A (H1N1)

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Réunis à Grenoble lors du Conseil d’Administration de l’ANEMF (Association Nationale des Etudiants en Médecine de France), les représentants des 35 facultés de médecine ont pu faire le point sur les conditions de réquisition des étudiants hospitaliers dans les centres de vaccination contre la grippe A/H1N1. Force est de constater qu’ils payent encore cher le prix de la désorganisation des directions sanitaires et sociales.

Un certain nombre de prérogatives, pour la plupart déjà mentionnées dans les circulaires du Ministère de la Santé, restent indispensables à l’organisation d’une campagne efficace :

  • Impliquer les responsables étudiants de chaque faculté dans l’organisation de la campagne ;
  • Affecter les étudiants aux centres les plus proches de leur domicile, et leur permettre de les rejoindre quand ils ne le peuvent pas par leurs propres moyens ;
  • Respecter leurs impératifs pédagogiques que sont les examens et la préparation du concours ;
  • Adapter les ressources humaines, n’excédant pas trois étudiants pour deux médecins prescripteurs. Ces équipes doivent être constituées pour peser le moins possible sur les systèmes hospitaliers ;
  • Limiter la réquisition à deux vacations de quatre à cinq heures par semaine et par étudiant ;
  • Assurer une rémunération en dehors des heures d’obligation de service, soit après 13h00 ;
  • Dispenser des informations claires, loyales et uniformes de la part des services déconcentrés ;
  • Procéder aux réquisitions dans le respect des textes de lois et des droits des étudiants ;
  • Libérer les étudiants de sixième année le plus tôt possible.

Si ces conditions ne sont pas assurées par les Directions Régionales des Affaires Sanitaires et Sociales (DRASS) aux étudiants qu’elles réquisitionnent, l’ANEMF engagera des actions collectives jusqu’à leur obtention. D’autre part, l’ANEMF réitère sa demande de permettre la mobilisation des étudiants de quatrième année qui pourraient ainsi soulager leurs aînés, bénéficiant déjà des mêmes responsabilités au sein de leurs services.

Le respect de leurs droits et de la qualité de leur formation reste la principale inquiétude des étudiants en médecine de France : l’organisation de la campagne de vaccination doit en tenir compte !