Numerus Clausus
Edito du 3 février 2010
Une répartition toujours aberrante

Le Numerus Clausus, déterminant le nombre d’étudiants en médecine reçus en deuxième année en 2010, est enfin paru il y a quelques jours.
S’il stagne à 7400 pour la première fois depuis 7 ans, nous assistons encore à une redistribution des places entre les régions de France.
La carte en lien nous montre ce phénomène récent : les facultés du Sud et de Paris voient une diminution importante des places accessibles en deuxième année, tandis que celles de l’Ouest ou du Nord voient leurs places augmenter.
En effet depuis 3 ans, la tendance est à amputer des places aux grandes villes qui ont les meilleures capacités de formation pour les redistribuer sur de plus petites facultés. A l’origine, ce mouvement de places est voulu par le ministère de la Santé pour favoriser les régions à forts besoins en offre de soin. Ce raisonnement conduit à deux aberrations :
- diminution du taux de réussite dans les villes du Sud et augmentation dans certaines autres villes (ouest, nord)
- détérioration de la qualité de la formation due à une surpopulation d’étudiants en cours et en stage en années supérieures.
Enfin, une telle décision n’a qu’un impact minime sur la régulation de la démographie médicale puisqu’elle intervient avant les Epreuves Classantes Nationales (ECN) qui répartissent les étudiants en fin de deuxième cycle sur le territoire.
L’ANEMF demande une répartition réfléchie du Numerus Clausus, tenant compte des capacités de formation de nos facultés ainsi que la mise à disposition de moyens dans les facultés pour faire face à l’afflux d’étudiants.
A quoi bon continuer à ouvrir le Numerus Clausus dans ces régions, si cela doit se faire au détriment de la qualité de leur formation ?
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