L1 santé, ou la grande désillusion sur la réforme parfaite


Deux mois après la diffusion de la circulaire de Valérie Pécresse, au sujet du cadrage de la L1 santé, l’ANEMF, l’ANEPF, l’ANESF et l’UNECD font le bilan : très peu d’Universités ont réfléchi sérieusement à la mise en place pratique de cette réforme. Des modifications sont apportées en parallèle en toute obscurité.


Le 1er Aout 2008, Madame Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, envoyait une circulaire aux Doyens des UFR de Médecine, Pharmacie, Odontologie et Sage-femme pour annoncer la mise en place de la réforme de la L1 santé pour la rentrée 2009-2010 et les appeler à réfléchir à l’application de ces nouvelles mesures.

Les représentants des étudiants s’inquiètent de la pression exercée sur les composantes et craignent que les Universités ne fassent rentrer avec un chausse pied le système actuel dans le nouveau.

En effet, seules quelques Universités ont mis en place des groupes de travail pour réfléchir à la mise en place pratique notamment concernant les lieux d’enseignements, les possibilités de réorientation en fin de S1, la répartition des enseignements au sein de futures équipes pédagogiques mixtes… Beaucoup de propositions envisagées sont bancales et de nombreuses Universités se questionnent sur le bien-fondé de cette réforme.

L’ANEMF, l’ANEPF, l’ANESF et l’UNECD tiennent à rappeler leur opposition quant à une réorientation obligatoire en sciences en fin de S1. Cette mesure risquerait de conduire à un afflux massif d’étudiants en L1 santé afin de présenter les concours tout en ayant une échappatoire en cours d’année, qui leur permettrait tout de même de valider une L1 en Sciences.

Nous souhaitons donc que des garanties nous soient données dans les plus brefs délais quant aux modalités pratiques de cette réforme, et aux engagements vis-à-vis de la pédagogie qui peut être mise à mal par la difficulté de gestion de l’effet de masse généré.

Les maquettes du programme qui avaient été établies au mois d’Avril dernier, en concertation entre les commissions pédagogiques des différentes filières, ont été remises en cause par la commission Couraud, commission mise en place sans aucune communication, et n’intégrant à aucun moment les représentants des étudiants. Les conclusions de cette commission se traduiront par un arrêté cadrant la L1 Santé. Notre présence et notre participation est donc légitime et fondamentale !

L’ANEMF, l’ANEPF, l’ANESF et l’UNECD continueront à travailler conjointement sur cette réforme et souhaiteraient rencontrer Madame la Ministre Valérie Pécresse afin de lui faire part de leurs réserves sur un certain nombre de points de la L1 Santé, et surtout sur certaines méthodes employées qui semblent obscures, peu transparentes et soumises à un fort lobbying politique allant au détriment des étudiants.

Documents joints
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