L1 Santé : le bilan de l’année 2008




Le 30/12/2008
La réforme.
Le projet de réforme de la première année des études santé proposé par JF Bach prévoit de réunir les filières de médecine, pharmacie, odontologie et sage femme en une première année commune : la L1 santé.
Le programme complet de cette première année a été communiqué aux doyens au début du mois de décembre. Toutefois celui-ci garde un caractère indicatif du fait de la liberté laissée aux universités. Ainsi, il nous est impossible de savoir si les évolutions seront majeures dans l’ensemble des facultés. Pour anticiper ces changements vous pouvez comparer ce nouveau programme au programme actuel de vos facultés et demander des précisions à vos représentants étudiants.


L’actualité.
Après avoir été étudié en commission des affaires culturelles familiales et sociales le 10 décembre, le projet de loi cadrant cette réforme a été déposé par le député Domergue à l’Assemblée Nationale mardi 16 décembre. La commission avait jugé plus raisonnable de repousser la date de mise en application de la loi à la rentrée 2010 (vous trouverez ici le rapport de la commission). Cependant, parmi les nombreux amendements proposés, celui de l’anticipation pour 2009 a été adopté.
La certitude de la date de mise en place de la réforme dépend maintenant du vote des sénateurs qui devront se prononcer sur le même projet de loi porté par JC Etienne à la fin du mois de janvier (date non encore précisée).


Concernant les étudiants de kinésithérapie.
L’amendement proposé pour maintenir les conventions entre les universités et les instituts de masso-kinésithérapie (IFMK) a été refusé. De son côté la ministre de l’enseignement supérieur V. Pécresse assure que ces conventions IFMK/UFR médecine pourraient être re-signées afin de permettre la sélection des kinés par la P1 nouvelle formule, c’est à dire la L1 santé. 
En réalité celles-ci ne sont possibles que sur dérogation du ministère de la Santé qui a une position défavorable quant l’intégration des kinés dans la L1 santé. Ainsi à l’heure actuelle il y a peu de chances que ces conventions puissent se perpétuer. Comme pour le reste du contenu de la réforme, il faudra attendre le vote du projet de loi au sénat fin janvier.

Point de vue des doyens
Sous la pression du ministère, une poignée de Doyens ont pris les devants pour mettre en place au mieux la réforme dès la rentrée prochaine. Dans la majorité des autres universités les comités de pilotage et commissions diverses n’en sont qu’à leurs balbutiements. Tous s’accordent pour dire qu’un délai d’un an supplémentaire serait plus confortable et le discours classique se résume en « nous serons prêts pour 2009 s’il le faut, mais à quel prix ? »

Et les présidents d’université ?
Comme pour les Doyens la situation varie entre deux coins de la France. Aucun état des lieux n’a été effectué à l’heure actuelle pour savoir si les Universités seront prêtes pour 2009. Les fonds nécessaires à la mise en place de cette réforme dans les universités seront intégrés dans le plan réussite en licence. Les dossiers des Universités ne pourront être étudiés qu’une fois le texte de loi adopté.

Le point de vue du ministère. Bien que Madame la ministre semble faire preuve de compréhension face aux difficultés rencontrées par les Universités, le ministère de l’enseignement supérieur montre sa très forte volonté d’appliquer cette réforme en 2009. La pression ministérielle est telle que les discours de certains députés peuvent varier en quelques jours...


Les promesses du ministère.
Face à tant de préoccupations, le ministère admet qu’il est nécessaire de mettre en place rapidement une campagne de communication aux lycéens et délègue l’information des étudiants de PCEM1 à leurs Doyens.
Afin de permettre aux doyens de préparer correctement la rentrée, les modalités d’inscription, et la distribution du Numerus Clausus devront être communiquées rapidement. De même, la clôture des inscriptions avant le 31 juillet 2009 sera une nécessité pour laisser aux universités le temps de s’organiser.
La publication rapide des arrêtés donnant le fond réel de la loi est une priorité pour tous.


Les questions sans réponses .
Beaucoup de questions posées par les lycéens, les étudiants, les professeurs et les Doyens restent sans réponse : qu’adviendra t-il des doublants actuels ? Et les kinés ? Quelles passerelles ?... La parution des 2 arrêtés après le vote de la loi apportera certaines précisions. Ceux-ci porteront principalement sur les mesures transitoires pour les étudiants inscrits actuellement dans l’une des filières de santé.
A l’heure actuelle tout le monde est en attente de ces données importantes et rien n’est certain avant le vote de la loi au sénat. Nous restons donc actifs et attentifs sur ce dossier. Pour toutes vos remarques et questions, rejoignez nous sur le forum ou adressez-vous à vos élus et associations étudiantes locales qui sauront répondre à vos interrogations ou les faire remonter si besoin.





Contacts :
Anne-Laure LEPORI – Présidente – 06 77 66 94 78
Célia CHIRON – Vice-Présidente en charge des études médicales – 06 74 83 81 58

Documents joints
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