L1 santé : les étudiants déçus par l’Assemblée

L1 Santé : les étudiants déçus par l’Assemblée


Mardi 16 Décembre, était étudiée à l’Assemblée Nationale la proposition de loi visant à cadrer l’instauration de la L1 Santé. Finalement, la mise en place est prévue pour la rentrée universitaire 2009-2010, alors que le report pour la rentrée 2010-2011 soutenu par les étudiants, avait été adopté en commission des affaires culturelles, familiales, et sociales le 10 Décembre.

Malheureusement, seulement une trentaine de députés étaient présents, sur les 577, dont une majorité de l’UMP. Nombreux étaient ceux qui attendaient des précisions, et d’être rassurés par Madame Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Des réponses ont été apportées, certes, mais sur un ton parfois insultant. De plus, celles-ci sont restées très théoriques, démagogiques et bien éloignées de la réalité du terrain qui semble peu intéresser nos représentants gouvernementaux.

Bien sûr, il est facile d’interroger des Doyens ou des Présidents d’Université en leur demandant : « Est-il possible de mettre la réforme en place pour 2009 ? » La question qui doit surtout être posée : « au prix de quels sacrifices ? ».

La Ministre le dit elle même : cette réforme est faite pour les étudiants, pour réduire la tension et l’angoisse en première année. Et bien, nous sommes à l’opposé de ces objectifs ! Les étudiants demandent notamment le report de la réforme pour l’année 2010 et sont très inquiets quant à sa mise en place : manifestation des étudiants en pharmacie, inquiétude croissante dans les amphithéâtres de première année, notamment pour les étudiants primant cette année…

La L1 santé est l’opportunité d’une évolution de notre formation : réorganisation et harmonisation des programmes, revalorisation des filières sage-femme et odontologie... Il s’agit donc de prendre le temps de bien appliquer, de coordonner sa mise en place et de traiter les réelles problématiques en se focalisant sur les objectifs majeurs initiaux (orientation active des lycéens, entretien pré- inscription…).

La mise en place d’une réforme sans le soutien des étudiants ne peut se faire dans de bonnes conditions, comme le souligne Xavier Darcos et bon nombre d’universitaires. Les organisations représentantes des étudiants en médecine (ANEMF), sage-femme (ANESF) et odontologie (UNECD) ne peuvent se contenter d’être simplement entendues et attendent que leurs revendications soient enfin prises en compte par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Nous réaffirmons donc aujourd’hui notre volonté de rencontrer Madame la Ministre Valérie Pécresse. Faut-il descendre dans la rue pour être écoutés et obtenir le report d’une réforme ?







Contacts :
Anne-Laure LEPORI – Présidente – 06 77 66 94 78
Célia CHIRON – Vice-Présidente en charge des études médicales – 06 74 83 81 58