La synergie doyens-étudiants

L’Association Nationale des Etudiants en Médecine de France (ANEMF), membre de la FAGE, était reçue hier par la Conférence des Doyens, et est satisfaite d’avoir trouvé écho à ses revendications. En effet les deux structures partagent de nombreuses positions communes sur les sujets d’actualité touchant les études médicales.

La Conférence des Doyens a manifesté, tout comme l’ANEMF (communiqué de presse du 29 Octobre 2004), sont inquiétude à propos du rapport sur l’« Evaluation constitutive des conventions collective des CH&U  ». Les Doyens sont opposés à la perte de l’autonomie pédagogique et budgétaire de leur composante au sein des Universités ; de même les UFR médicaux doivent rester à mi-chemin entre l’Université pour la formation théorique, et les CH&U pour la pratique, sans favoriser la prédominance d’une branche sur l’autre.

La réforme de la première année a également été abordée. La sélection post-bac n’est absolument pas envisageable ni envisagée par la Conférence, ni par l’ANEMF. Le concours du PCEM1 nécessite vraisemblablement une réforme, mais celle décrite dans le rapport Debouzie a été définitivement abandonnée ; tout au plus certaines propositions pourront être reprise comme trame pour un nouveau projet.

Concernant l’intégration de la médecine à la réforme LMD appliquée, les deux parties sont conscientes qu’elle ne peut se faire sans nous. .Les Doyens sont conscients que le débat ne peut se faire sans consultation des représentants des étudiants. Mais les difficultés rencontrées actuellement obligent à un rendez-vous ultérieur, au cours duquel l’ANEMF participera et donnera ses orientations pour la rédaction du rapport qui a été commandé aux Doyens par le Ministère de l’Education à ce sujet. La date limite est prévue pour le mois de mars, ce qui laisse peu de temps à la réflexion.

Au final ce rendez-vous a été très instructif et laisse augurer d’une collaboration fructueuse entre la Conférence des Doyens et l’ANEMF, pour que tous les projets de réformes des études médicales se fassent sans encombre et dans l’intérêt de tous.