Les facultés de médecine en crise
Explosion du nombre d’incrits en première année
A quelques jours de la rentrée universitaire, l’ANEMF (Association Nationale des Etudiants en Médecine de France), membre de la FAGE, tient à souligner un état de fait alarmant : la surcharge des amphithéâtres en première année de médecine (PCEM1)
On observe en effet depuis 3 ou 4 ans un engouement démesuré pour les études médicales qui augmente de façon exponentielle chaque année. Or ceci aboutit à deux conséquences néfastes :
- une surcharge des amphithéâtres de PCEM1 rendant les conditions d’enseignement et d’apprentissage peu propices ! Comment demander à un étudiant de suivre sérieusement un cours lorsqu’il est coincé entre deux de ses camarades assis tant bien que mal sur un nez de marche d’escalier !
- un délaissement injustifié des autres filières scientifiques par les étudiants, vidant entre autre les bancs des facultés de sciences.
Mais ceci est un leurre ! Les études médicales restent des études longues et difficiles et pas uniquement en première année. Les jeunes bacheliers doivent en effet savoir que le PCEM1 reste une année psychologiquement et physiquement dure ! Il faut avoir la passion et l’envie chevillées au corps pour supporter la maladie, la souffrance, la mort auxquelles nous sommes confrontés dès la deuxième année, sans compter que ces six premières années sont sanctionnées par l’ Examen National Classant, deuxième concours du cursus. Faire le choix d’entreprendre ces études ne doit donc pas se faire au hasard, « juste pour voir ».
Aussi, afin de freiner l’augmentation du nombre d’inscrits en PCEM1, l’ANEMF, estime comme il l’a été voté lors des Journées d’Eté de l’ANEMF qui se sont tenues à Nice en Juin dernier, que des mesures rapides et efficaces s’imposent.
Sont notamment nécessaires :
- La mise en place par les instances responsables d’une campagne d’information des élèves de Terminale. Campagne importante à laquelle l’ANEMF se propose de participer afin que les jeunes bacheliers choissent leurs études en pleine conscience. En effet, s’inscrire à des cours pour les abandonner au bout de six mois est parfaitement inutile et ne peut apporter à l’étudiant qu’une perte de repère et un gaspillage de temps et d’argent ; en sus bien entendu d’un encombrement inutile des cours.
- Un report de la possibilité de redoublement pour un pourcentage d’inscrit définit nationalement.
De telles mesures permettraient en partie de diminuer la surcharge des amphithéâtres et surtout de limiter le gâchis humain ainsi engendré.
Aussi dans cette période de rentrée scolaire, la prise de conscience doit être générale, il faut réagir vite
Contacts presse
Sylvain ICETA, président de l’ANEMF, 0677669478, president@anemf.org
Marion PORCHER, Vice- Présidente Communication de l’ANEMF, 0670111428, communication@anemf.org
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