SCORE au Mexique
Voici le témoignage de Julien Fessler, D2 Toulouse-Purpan qui est parti un mois au Mexique en été 2006 pour un stage de Recherche SCORE.
Qui a dit que c’était difficile des partir à l’étranger dans le cadre des études de médecine ?????
« C’est par hasard que j’ai découvert SCORE, la solution pour concilier mes deux objectifs de l’été 2006 : réaliser mon stage de Master dans un laboratoire de recherche et retrouver une mexicaine connue en boîte à Porto Rico !!!!!! Et oui, grâce à SCORE j’ai pu valider le mois de stage du Master 1. Tout à commencer en juillet 2005 à Porto Rico, je savais que je voulais partir mais pas exactement où. Cette mexicaine a été mon prétexte pour choisir un pays ! Avec les échanges de l’IFMSA il faut s’y prendre un an à l’avance, ce n’est pas très commode mais le temps est passé très vite et l’excitation a eu le temps de monter progressivement. Le jour J m’est tombé dessus plus vite qu’il ne semblait.
Et oui, voilà que j’atterrissais à Monterrey, une ville au milieu du désert mexicain. C’était là que j’allais travailler pendant un mois. Une ville de 4 millions d’habitants, entourés de montagnes s’élevant à plus de 2000 mètres d’altitude.
La coordination pour arriver à l’hôtel où tous les étudiants en échanges sont logés ainsi que ma présentation au laboratoire n’était pas parfaite, mais l’accueil que j’y ai reçu mérite que j’oublie ces épisodes. En effet, qui s’imaginerait qu’on nous loge un mois dans un hôtel 4 étoiles ?! C’était un peu revivre « l’Auberge Espagnole » dans le luxe. Nous étions 120 étudiants, la plus part en médecine, des 5 continents, tous au même endroit. Je m’organisais le matin avec les autres « incomings » (allemands, les maltais, les polonaises, espagnols, brésiliens, etc...) pour aller au CHU, en effet, parfois le taxi coûtait moins cher que le bus. Il faut savoir marchander !
Une fois à l’hôpital je rejoignais le service de biochimie pour mon stage. Je travaillais sur des essais de thérapie génique. L’objectif était de produire des adénovirus qui serviraient à transfecter des ostéocytes en vue de corriger des malformations congénitales au niveau de la face. Mon tuteur, un étudiant en Master 2 Recherche, me montrait les manipulations à réaliser en fonction du protocole et je les refaisais de suite. Ainsi, j’ai pu mettre en pratique ces recettes de cuisines apprises en P1. Comme quoi, les cours de biologie moléculaire servent à quelque chose. Au début j’avais peur de ne pas aimer, mais très vite j’ai pris goût à la pipette. J’ai fait des réactions de restriction, de ligation, des éléctrophorèses, des PCR, une RT-PCR, un Western-Blot et un Northern-Blot. Ce dernier m’a beaucoup déçu, en effet, ça faisait une semaine que je purifiais méticuleusement l’ARN en faisant attention de ne pas tout gâcher avec les Rnases présentes partout. J’ai mis la PCR en route et quand je suis revenu dans le laboratoire il y avait eu une coupure de courant au milieu de l’amplification. Je n’ai rien pu mettre en évidence ! Néanmoins, en un mois, j’ai produit un mémoire de 24 pages.

A coté de cette vie laborantine, de nombreuses activités m’étaient proposées : le labo a organisé un barbecue, avec le comité local des échanges nous avons fait de nombreuses soirées richement arrosées de tequila (d’ailleurs c’est aussi une ville que j’ai eu la chance de visiter), j’ai parcouru la région, comme le petit village capitale du cactus hallucinogène, le peyote, là bas les rues ne sont pas goudronnées, les gens y circulent à cheval, fait du cayonning....
De l’autre coté, le comité de Toulouse a organisé l’accueil d’un mexicain, auquel j’ai participé, lui faisant découvrir la région, et l’esprit toulousain.
Bref, je garde d’excellents contacts au Mexique, et je retourne d’ailleurs cet été voir un copain à Cancun !!! »
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