Prix ANEMF SI 2007 Solimeda Projet 2006-2007 : Sensibilisation à l’hygiène de base à Madaoua (Niger)

Sensibilisation à l’hygiène de base à Madaoua (Niger)

Pour nous contacter : Association SOLIMEDA 22 rue Masclef 80000 Amiens Président : M. L’HERMITE Jean-Baptiste Tél : 06.85.92.82.60. Mail : solimeda@hotmail.fr

Sommaire :

I - Qui sommes-nous ?

II - Objectifs

III - Présentation du Niger et de la ville de Madaoua

IV - Ce qui a été entrepris sur place

V - Ce que SOLIMEDA a constaté

VI - Ce qui a été réalisé en France

VII - Ce qui va être réalisé en France

VIII - SOLIMEDA veut agir

IX - Calendrier des actions

X - Evaluation de nos actions

XI - Résultats escomptés

XII - Quand ?

XIII - Partenaires

Comment est née cette idée :

A la suite de notre mission d’exploration en octobre 2006, nous avons constaté des lacunes en matière d’hygiène chez les enfants ainsi qu’à l’hôpital de district de Madaoua que nous avons visité.

C’est pour cela que nous allons mener des actions de sensibilisation dans les écoles de Madaoua en partenariat avec les enseignants et le personnel médical.

Ce sera pour nous l’occasion de revoir, avec ces derniers, les pratiques élémentaires de base.

L’emblème de SOLIMEDA : la cigogne, renvoie à cet oiseau migrateur qui chaque année relie l’Europe et l’Afrique. Cet oiseau est considéré comme un bon présage au Niger.

Objet : Présentation du projet de SOLIMEDA dans la ville de Madaoua, Niger :

I - Qui sommes nous ?

SOLIMEDA (Solidarité Médecine Amiens) est une association Loi 1901 qui a vu le jour en juillet 2006, fondée par une poignée d’étudiants en médecine (DCEM1) d’Amiens motivés par la solidarité internationale. Ce noyau dur a été rapidement rejoint par d’autres étudiants en médecine, ainsi que des étudiants dans d’autres filières (STAPS, pharmacie...) qui partagent le même intérêt pour cette cause.

  • L’HERMITE Jean-Baptiste : président (3ème année médecine) : « La solidarité internationale est un acte citoyen qui permet d’aller vers l’autre, dans un monde où l’individualisme est la règle, non plus l’exception. »
  • MERIGEAU Mélanie : vice-présidente (3ème année médecine) : « La création et l’engagement dans SOLIMEDA, était pour moi l’occasion de faire découvrir à mes amis et aux nouveaux adhérents un pays et un peuple accueillants que j’ai côtoyés grâce à CAMELEON et son président Mr Renoult au cours d’un échange scolaire au Niger »
  • LEGRAND Léa : vice-présidente chargée de la communication (3ème année médecine) : « SOLIMEDA est pour moi un moyen de me dépasser, de suivre l’évolution d’un projet de son élaboration à sa concrétisation. Le fait d’être partie en mission d’exploration et d’avoir partagé les richesses et les problèmes de ce peuple a décuplé mes motivations. »
  • RENOUARD Eléonore : vice-présidente chargée de la communication (3ème année médecine) : « Etant en 3ème année de médecine, SOLIMEDA nous permet d’avoir un meilleur regard sur l’autre et d’avoir une ouverture sur le monde, choses qui ne peuvent pas être inculquées dans les amphis, mais qui se vivent au quotidien. »
  • MIGNE Claire : trésorière (3ème année médecine) : « L’engagement dans SOLIMEDA suppose un travail de longue haleine et sur le long terme. C’est pour moi un vrai challenge. »
  • LEPINE Claire : secrétaire (3ème année médecine) : « Je me suis investie dans SOLIMEDA pour son ouverture sur le monde mais aussi pour ses actions locales : interventions dans les écoles (SEGPA et IUP sourds et malentendants), et de faire découvrir aux jeunes Picards la solidarité et le sens de l’engagement. »
  • MONTANON Dimitri (2ème année STAPS) : webmaster : « J’ai voulu moi aussi démontrer que les étudiants quel que soit le cursus pouvaient agir dans le domaine de la solidarité internationale. »
  • ALI Lucille : membre (3ème année médecine) : « SOLIMEDA m’a permis de découvrir un pays, un peuple, une culture et de relativiser nos petits soucis quotidiens. »
  • JAÏDI Yacine : membre (2ème année médecine) : « Etant issu d’un métissage culturel, je suis naturellement enclin à découvrir de nouveaux horizons. SOLIMEDA m’a permis d’aller à la rencontre d’un peuple et de lui apporter une aide modeste, et en retour, l’amitié et la chaleur des sourires nigériens. »
  • SOBOL Valérie : membre (2ème année médecine) : « J’ai découvert SOLIMEDA et ses actions, cela m’a donné envie d’agir et de m’investir afin que l’action de notre association puisse se perpétuer. »
  • LEGENDRE Nans : membre (2ème année médecine) : « Je me suis investi dans les actions de SOLIMEDA pour partager une expérience humaine et découvrir une nouvelle culture. Cela m’a également permis à mes camarades étudiants l’engagement solidaire. »
  • VIALA- GASTAN Cécilia : membre (2ème année médecine)
  • BRUNEL Elodie : Membre (2ème année médecine)
  • SOYEZ Gwenaëlle (2ème année pharmacie) : « J’ai été séduite par l’approche pluridisciplinaire qu’a adoptée SOLIMEDA... Je mettrai mes connaissances à profit. »

II - Objectifs :

SOLIMEDA se donne pour objectifs à court et moyen termes, de sensibiliser la population locale, notamment les élèves des écoles primaires (de 7 à 11 ans), sur les recommandations de la section espagnole de MSF, à la problématique de l’hygiène et les conséquences de ses mauvaises pratiques sur la santé.

Pour ce faire, nous avons établi une cartographie des divers thèmes à aborder et les différents moyens que nous allons employer. Nous allons pour cela former une trentaine de professeurs. A long terme, nous aimerions que cette initiative soit élargie à d’autres écoles et que davantage de professeurs soient formés.

Nous envisageons également de fournir sur place une partie du matériel médical de base manquant. Dans le cadre de l’aide au développement, nous voudrions dans la mesure du possible, acheter ce même matériel sur place, à Niamey, la capitale.

De même, nous sommes en contact avec Mr Charles, responsable de la collecte du matériel médical au sein du CHU d’Amiens pour nous fournir en consommables à usage unique et appareils.

III - Présentation du Niger et de la ville de Madaoua : Capitale:Niamey

Superficie : 1 267 000 km² dont les 2/3 en zone saharienne.

Population : 9 000 000 (7,1h/km²). Elle comprend 50% de Haoussas, 24% de Zarmaas et de Songhais, 10,5% de Peuls, 9,5% de Touaregs et 5,5% de Kanouris. Sont aussi présents des Toubous, des Arabes et des Gourmantchés. Le taux de croissance, 3,4% (le plus élevé au monde) engendre un doublement de la population tous les 21 ans. Le pays est essentiellement jeune (49,5% ont moins de 15 ans et 75% moins de 35 ans) mais 75% des Nigériens se trouvent concentrés sur 25% du territoire national.

La Santé : L’espérance de vie à la naissance est de 48,4 ans. Le taux brut de natalité est évalué à 52% et celui de mortalité à 20%. Un enfant sur 3 meurt avant l’âge de 5 ans. Les maladies responsables de la forte mortalité infanto-juvénile sont : la rougeole (26%), les diarrhées et la malnutrition (18%), les infections respiratoires aiguës (17%) et le paludisme (3,2%). Pour le personnel de santé, il faut compter : un médecin pour 30000 hts, un infirmier pour 5000 hts, une sage-femme pour 5000 femmes en âge de procréer, un pharmacien pour 200000 hts et un dentiste pour 800000 hts.

L’Education : Le Niger se classe parmi les 5 pays du monde dont les populations demeurent les plus faiblement scolarisées. A son accession à l’Indépendance en 1960, le taux de scolarisation était de 3,6%. Le taux actuel de 27%, est de 58,8% dans les centres urbains (15% de la population) et seulement de 14,9% dans les zones rurales. Les filles ne représentent que 37,5% de l’ensemble des effectifs (35,5% au collège et 27,8% au lycée). Au plan national le taux d’analphabétisme est de 90%.

Madaoua est une commune située dans le département de Tahoua, à 510 km à l’est de la capitale Niamey. Elle fait partie de la province du Gobir. Les Gobéraouas sont principalement des Haoussas, des Touaregs et des Peulhs. Elle a été créée par décret n°88 222/PCMS/MI DE le 27 juin 1998. Elle couvre une superficie de 254 km² avec une population estimée à 26902 habitants dont plus de 50% de femmes. Elle comprend 14 quartiers et 13 villages périphériques. La densité moyenne est de 105 habitants / km².

La zone est située entre les isohyètes 350 et 600 mm et offre un climat sahélien aride. Le régime des vents est généralement Est-Ouest avec l’Harmattan chaud et sec comme vent dominant. La végétation ligneuse est dominée par l’acacia albida (Gao).

On distingue 2 principales saisons :

  • Une saison des pluies de juin à septembre avec une répartition variable.
  • Une saison sèche d’octobre à mai avec une saison froide, de décembre à février, caractérisée par des températures basses.

Les principales activités sont l’agriculture, l’élevage, le petit commerce et l’artisanat. Les produits reconnus de Madaoua sont : les nattes, les chaussures en cuir et le « Kilichi », viande désossée et séchée. Le projet PBVT pour « Basse Vallée de la Tarka », financé par l’Union Européenne, y est implanté depuis une dizaine d’années. Il s’est achevé en 2000 pour laisser la place au projet ASAPI pour « Aide à la Sécurité Alimentaire par la Petite Irrigation » dont la direction devrait s’installer à Maradi, à 160 km plus à l’est de Madaoua.

Données communiquées par l’Ambassade du Niger à Paris.

IV - Ce qui a été entrepris sur place :

Afin de se rendre compte des besoins sur place, 4 membres de SOLIMEDA sont partis pour une mission de 10 jours, du 19 au 30 octobre 2006 à Madaoua, en compagnie de l’association CAMELEON (dont le président est Mr Renoult), déjà bien implantée au Niger depuis des années. Ce partenariat nous a permis de bénéficier des contacts précédemment établis avec les officiels locaux et de nous familiariser avec les coutumes locales.

Nous avons rencontré divers décideurs locaux pour mettre en place notre projet :

  • Mr le Maire de Madaoua :
  • Mr le préfet de Madaoua :
  • Mr le Directeur de l’hôpital de district de Madaoua :
  • Mr l’inspecteur académique du district de Madaoua :
  • La section espagnole de Médecins Sans Frontières :

Vous trouverez ci-joints les documents attestant de notre démarche.

Nous avons en outre eu la joie de pouvoir nous rendre utiles auprès de la section espagnole de MSF présente sur place, notamment dans leur centre de rééducation nutritionnelle qui traite les dénutritions sévères et modérées (ci-joints les certificats de coopération).

Notre mission de pré-projet a été pour nous l’occasion d’acheminer à Madaoua quelques 40 Kg de matériel médical.

V - Ce que SOLIMEDA a constaté :

La démarche de SOLIMEDA s’inscrit dans le cadre d’une coopération avec la population locale dans le sens d’une amélioration de la sensibilisation et d’une meilleure pratique de l’hygiène.

Nous avons en outre pu voir que le personnel médical manquait de moyens : appareillages, médicaments, consommables de premières nécessité. Quand ce matériel est disponible, il est mal exploité. De plus, à travers nos rencontres, et après concertation avec MSF (Médecins Sans Frontières), nous avons remarqué que trois facteurs entraînaient la survenue de maladies : la malnutrition sur laquelle nous ne pouvons pas agir, les diarrhées dues au manque d’hygiène et le paludisme.

Nous nous concentrerons donc sur l’éducation à l’hygiène et la prévention contre le paludisme.

La rencontre avec un agent de santé communautaire à Tounfafi nous a permis de collecter des données sur les problèmes sanitaires rencontrés dans la région : le paludisme est la cause la plus fréquente de décès chez les enfants (24 cas de paludisme recensés pendant la semaine où nous étions sur place). Selon Mamane Moustapha Moussa, ces problèmes sont liés à une mauvaise sensibilisation, « les gens ne se soucient pas de leur santé », et à une « insuffisance de personnel ». De plus, d’après lui, « les gens n’accèdent aux soins que très tardivement lorsque la pathologie est très avancée : ils ont d’abord recours à la médecine traditionnelle ; quand ils viennent au dispensaire, il est souvent trop tard ».

Cet agent de santé nous apprit que les symptômes et les maladies les plus fréquents sont la toux, les intoxications alimentaires, les diarrhées, les affections dermatologiques, la malnutrition, la rougeole, la méningite (une épidémie tous les deux ans en moyenne) et les affections respiratoires. Beaucoup de maladies sont liées à l’eau, comme le choléra par exemple. La population utilise des puits qui sont souvent en mauvais état, avec une qualité de l’eau puisée désastreuse. Ils sont en effet fréquemment contaminés par des déjections humaines ou animales.

Nous avons également rencontré le médecin chef de l’hôpital de district, M. Nagifi qui nous a expliqué le fonctionnement du réseau sanitaire : il y a 39 cases de santé dans le département, tenues par des agents de santé communautaires, ayant une formation de 3 mois. Il existe des centres de santé intégrés tenus par des infirmiers. Vous trouverez ci-joint une copie de l’estimation des besoins que nous a remis le médecin chef.

La section de MSF présente sur place a trouvé que l’idée d’une sensibilisation à l’hygiène destinée aux enfants de 7 à 11 ans était intéressante et complémentaire de leur action qu’ils mènent déjà depuis deux ans sur les enfants âgés de 0 à 5 ans.

Nous avons donc grâce à nos contacts pu identifier la demande locale, à savoir un manque de sensibilisation à la santé.

L’inspecteur du cycle primaire (7 à 11 ans) nous a reçus et nous nous sommes entendus pour collaborer et entamer un partenariat entre l’inspection académique et SOLIMEDA. M. l’Inspecteur est tout à fait conscient du problème de sensibilisation à l’hygiène et accorde un intérêt particulier à cette question.

VI - Ce qui a été réalisé en France :

Nous avons déjà mené des campagnes de relais en France afin de promouvoir nos actions : nous avons effectué deux séances de projections de diaporamas, synthèse de notre mission de pré-projet auprès des étudiants en médecine de la faculté d’Amiens, nous avons projeté le même diaporama aux invités du « 2ème salon de Solidarité Internationale Et Mobilité des Jeunes », organisé par la Région Picardie à Laon en novembre 2006.

Nous avons également participé au week-end de formation organisé par l’ANEMF sur le thème de « la solidarité internationale et les étudiants », organisé à Poitiers en novembre 2006.

D’autre part, une exposition photo de cette mission a été réalisée à la bibliothèque universitaire du campus d’Amiens, du 12 au 30 novembre dans le cadre des journées de la solidarité internationale.

VII - Ce qui va être réalisé en France :

Nous menons des campagnes d’information et de sensibilisation auprès d’écoles primaires en Picardie, pour confronter les jeunes enfants à la problématique de l’hygiène.

Au lycée St Vincent de Paul de Beauvais, des membres de SOLIMEDA vont animer une après-midi de débats avec des élèves de classe terminale SMS (Sciences Médico-Sociales) autour de la solidarité internationale.

Nous avons obtenu l’accord du CROUS Picardie pour organiser une exposition photo sur notre mission 2007 au Niger dans les locaux du CROUS, Resto U, Résidences universitaires...

De même, au collège Guy Maréchal d’Amiens, en partenariat avec le personnel enseignant, les élèves de l’ UPI (Unité Pédagogique d’ Intégration des enfants sourds) en relation avec l’atelier couture de la SEGPA, réaliseront des moustiquaires artisanales à destination des jeunes Nigériens, en prévention du paludisme. Cette initiative sera suivie d’une exposition consacrée au Niger et aux actions de SOLIMEDA. En effet, un travail régulier basé sur la documentation autour du Niger, ses richesses et ses handicaps, pourrait faire mûrir chez ces élèves l’envie de s’engager. D’ailleurs, l’initiative de confectionner des moustiquaires vient des élèves eux-mêmes, après une réflexion collective.

VIII - SOLIMEDA veut agir :

1 - Education à l’hygiène :

C’est par la coopération entre les différents partenaires que l’action de SOLIMEDA pourra être efficace.

Une trentaine de professeurs volontaires des écoles primaires de Madaoua vont participer à la formation à l’ hygiène que nous allons mettre en place. Nous avons demandé à l’hôpital de district de Madaoua que du personnel de santé vienne également afin de nous aider et de crédibiliser notre action vis-à-vis des professeurs. Durant cette formation, différents supports pédagogiques seront utilisés : panneaux, vidéos, exposés pour rendre nos explications claires et attractives.

La formation se déroulera pendant 3 jours. Des élèves y seront conviés pour nous assurer que le discours est approprié et que les informations sont à leur portée. Dans le cas contraire, nous pourrons modifier notre approche instantanément.

Afin de dédommager les professeurs, SOLIMEDA prendra en charge leur per diem, il s’agit de payer leurs frais de déplacements et de nourriture comme suit :

  • Pour un professeur venant du centre-ville : 3000 Francs CFA (5 €) de l’extérieur de la ville 5000 FCFA (7 €)
  • Pour un consultant pédagogique : 7000 FCFA (10 €)
  • Pour un inspecteur : 10000 FCFA (15 €)

Ces propositions de rémunérations nous ont été suggérées par M. Sami (inspecteur académique chargé du cycle primaire).

Sur place, nous achèterons le plus de matériel possible afin de favoriser l’économie locale : achat de papier, crayons, panneaux, pour que les professeurs puissent avoir une trace écrite de ce qui a été fait.

A la fin de la formation, les professeurs auront à retransmettre les connaissances acquises à leurs élèves.

De notre côté, nous assurerons les animations avec les enfants : ateliers jeux, pièce de théâtre...

SOLIMEDA considère que l’éducation est essentielle pour l’abord des problèmes liés aux carences en matière d’hygiène. Nous sommes conscients que c’est un travail de longue haleine et qu’il nécessitera plusieurs années de suivi et de mise à niveau.

SOLIMEDA envisage d’entamer les discussions sur la possibilité d’un partenariat avec le personnel soignant de l’hôpital de district de Madaoua au cours de cette mission, et qui serait mis en place dans les années futures.

2- Fourniture de matériel médical :

Lors de notre mission d’exploration en octobre 2006, nous avons effectué une collecte de matériel médical à usage unique à destination de l’Hôpital de District de Madaoua et de la case de santé de Tounfafi. Cela s’était révélé être utile car l’attente était réelle.

Néanmoins, après mûre réflexion, nous estimons que la poursuite de cette initiative doit passer par le développement durable. Pour cela, nous avons déjà demandé au Médecin Chef de l’ Hôpital de District une liste officielle des besoins en matériel et prophylaxies, bien que pour nous il soit impossible d’importer des médicaments au Niger. Nous avons donc convenu d’acheter le maximum de matériel et de médicaments sollicités, sur place, au Niger afin de favoriser le commerce et l’industrie locaux.

IX - Calendrier des actions :

En octobre 2007, 10 membres de SOLIMEDA partent pour quinze jours au Niger.

Nous commencerons par les visites de courtoisie, indispensables pour faire perdurer les liens que nous avons commencé à établir. Nous avons conscience de l’importance du partenariat et de l’implication des personnalités locales.

Ensuite, et pendant trois jours, ce sera la phase de formation des professeurs.

Après cela, nous irons dans quelques classes avec des professeurs afin d’évaluer l’efficacité de notre intervention et l’impact qu’elle a eu sur les élèves. Nous pourrons mettre en pratique les connaissances sur l’hygiène avec des jeux, du théâtre, des exposés. Il est très important pour SOLIMEDA d’avoir un contact direct avec les écoliers, et cela bien entendu avec la permission de l’inspection académique qui nous est acquise.

X - Evaluation de nos actions :

Il est nécessaire à nos yeux de pérenniser notre action et de s’assurer au fil de nos différentes missions à Madaoua que les connaissances ont bien été acquises, assimilées et correctement mises en pratique. A court terme, nous pensons distribuer des questionnaires de satisfaction aux écoliers, aux enseignants, au personnel de santé et à l’inspecteur académique. Nous pourrons ainsi évaluer l’intérêt porté à notre démarche, à la qualité de nos interventions et au thème abordé, à savoir l’hygiène. Ce sera aussi pour nous un moyen d’autoévaluation pour les actions à venir.

A moyen terme, afin d’assurer le suivi et la continuité du volet éducatif, SOLIMEDA envisage si ses moyens le lui permettent, de s’assurer les services d’un animateur formé qui se rendrait dans différentes écoles de la région de Madaoua tout au long de l’année pour asseoir et consolider les connaissances en hygiène.

XI - Résultats escomptés :

Nous attendons de la part des professeurs qu’il se produise une prise de conscience collective de la notion d’hygiène et des conséquences néfastes pour la santé d’une mauvaise application de ses règles. Il est important aussi que les connaissances qu’ils vont acquérir, puissent être correctement retransmises à leurs élèves.

Nous espérons que les écoliers auront bien assimilé et mis en pratique les recommandations que nous nous serons appliqués à inculquer. Enfin, nous souhaitons gagner la confiance du personnel soignant avec qui nous souhaitons coopérer plus tard.

XII - Quand ?

La prochaine mission de SOLIMEDA prévue pour durer une quinzaine de jours doit se dérouler courant octobre 2007.

Nous ne pouvions pas l’effectuer comme nous l’avions initialement prévu au mois de juin, car à cette période de l’année, les enfants ne vont plus à l’école et sont très souvent aux champs ; les professeurs sont en période de correction, ce qui compromettrait le projet que l’on devait mettre en place avec eux.

XIII - Partenaires :

Partenaires en France :

  • L’association CAMELEON : 4, Impasse Demorlaine. 60000 BEAUVAIS : favorise les échanges culturels et économiques entre l’Oise et le Niger. Tél : 03 44 14 00 18 / 06 20 02 55 29 Mail : cameleonbvs@yahoo.fr
  • Corporation de Médecine d’Amiens : 3 Rue des Louvels 80000 Amiens : représentation des étudiants en médecine Amiénois.
  • FNCPG - CATM : section Picardie : 6 place St Michel 80038 AMIENS CEDEX 1 Association des anciens combattants.
  • ANEMF- ANEMF c/o FAGE 5, rue Frederick Lemaitre 75020 PARIS : Association Nationale des Etudiants en Médecine de France : dispense des formations et aide à l’élaboration des projets.
  • Starting Block : association éducative active par les jeunes pour les jeunes.
  • Solidarités Etudiantes : un programme destiné à soutenir les associations étudiantes et les étudiants en général dans leurs initiatives de solidarité internationale.

Partenaires au Niger :

  • M. le Maire de Madaoua
  • M. le Préfet de Madaoua
  • M. le directeur du CEG (lycée) de Madaoua
  • M. le Chef de Canton
  • M. le Directeur de l’hôpital de district de Madaoua
  • M. l’ Inspecteur Académique du district de Madaoua :
  • Mme Moussa : professeur d’éducation physique au CEG de Madaoua, notre correspondante locale